Ce n’était pas le cas il y a encore quelques années. il était quasiment rare de voir des artistes Camerounais (produits depuis le Cameroun) faire des spectacles à l’exterieur, notamment dans les autres pays d’Afrique. La plupart des spectacles que l’on avait, étaient des showcases communautaires invités par des membres de la diaspora européenne.

Aujourd’hui si nos artistes n’ont encore une forte réputation à l’échelle mondiale, il faut dire que sur le continent, notamment en zone francophone la réputation grandit. Elle grandit à tel point que les hits Camerounais se classent au top du continent, ravissent la vedette aux autres pays et vont s’imposer jusque sur le terrain.

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Tout a commencé quand…

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On est bien loin de l’époque où seul le groupe X-maleya et les artistes bikutsi faisaient des hits continentaux.

  • 2012, c’était Duc-z « African Mamy » et « Tchokolo » de X maleya, « Secoue secoue » de Lady ponce.
  • 2013, on a eu « Hein père ».
  • 2014, c’est le boom avec « Pala pala » de Mani bella, Jovi « Et p8 koi » et « Cash »  « Babah » des featurist, X-maleya « Mon ex »-« Bouge ton corps », « Fallait pas » de Coco Argentée.
  • Depuis l’avènement de « Coller la petite » en fin 2015, le Cameroun ne fait que monter et monter encore. « Kossa moi ça » de Numerica , « ça sort comme ça sort » de Maalhox , à « Calée » de Daphne.
  • Le hit making Camerounais s’impose depuis 2016.  « wule bang bang » de Magasco, « Jamais jamais » de Mr Leo, « Le gars là est laid » de Mink’s , »Supporter » de Locko,  « Do le Dab » de Tenor, « La sauce » de Reniss et bien d’autres font vibrer le continent.

L’impact sur le terrain

Les canaux de diffusion des hits Africains de nos jours sont en particulier les plateformes numeriques. Youtube, réseaux sociaux, sites et blogs. Avec l’appui de diffusion dans les médias TV et radios, ceux-ci conquièrent facilement le terrain. La chaîne Trace Africa reste un référentiel majeur en Afrique francophone. Si l’on observe bien, la musique Camerounaise est forte dominante dans les classements de la chaîne.

Cela produit forcément un impact sur le terrain. Les artistes Camerounais qui excellent le plus avec leurs hits sont de plus en plus sollicités pour des spectacles dans des pays voisins. Et lorsqu’on fait le rapport, on peut constater qu’en 2017,  ceux-ci conquièrent plus les autres pays en termes de spectacles que l’inverse. A tel point que certains chanteurs Kamer, font moins des shows au pays qu’à l’extérieur.

Gabon, Cote d’ivoire, Congo, Tchad, Togo, Benin, Centrafrique, Burkina, Mali, cap vert et tout le reste sollicitent de plus en plus les chanteurs du Cameroun.

Lorsqu’on sait qu’à l’époque, les artistes étrangers dominaient fortement l’écosystème du spectacle au Cameroun. « Je me souviens d’avoir vu Koba en spectacle à Bonanjo il y’a quelques années. Un show qui m’a marqué, et je me demandais, à quand un rappeur kamer au Gabon pour un tel show ». Depuis un moment cela se fait. Imaginez ma fierté en voyant le dernier spectacle de Tenor au Gabon lors de la fête de l’indépendance (il y était il y a deux mois). C’est la même chose quand je vois MINK’S  ou Daphne en guest principale au Togo, Franko au Congo et le reste.

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Les défis restent majeurs car au delà de tout cela, il reste encore de développer notre notoriété afin d’avoir nos concerts de tête d’affiche comme fally, Toofan, Arafat et autres l’ont souvent chez nous. Parallèlement, il serait aussi bon d’avoir nos propres concerts locaux, en remplissant des salles via nos propres noms. Aux promoteurs et aux labels de s’y mettre. Il y a peu de concerts (grand format) de grande ampleur avec des têtes d’affiche spécialement Camerounaises. Cela revient d’abord à la capacité des artistes à produire un spectacle digne du concert, de la capacité à réunir, et de la volonté des promoteurs même si cela reste un risque. Un clin d’oeil au groupe X maleya et à Dynastie le tigre qui ont récemment donné leurs propres concerts.

Une chose est sure, c’est que les choses avancent, de la qualité aux conditions de production. Les spectacles évoluent, certes, mais jusqu’ici cela se fait juste en zone francophone. il y a encore beaucoup à faire en termes de positionnement face aux zones anglophones qui constituent le sommet de la musique Africaine de nos jours. Vivement que les artistes 237 évoluent encore plus!

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