Moins de deux ans, c’est le temps qu’il a fallu à Blanche Bailly pour se faire une place dans la musique Camerounaise et faire retentir son écho en Afrique. Faisant partie des up coming l’an dernier, elle est l’une des meilleures révélations musicales de cette année.

En 2015,  depuis la diaspora, c’est avec le single « Killa » qu’elle a voulu toucher le public. Puis, de retour au bercail, ce sera par une reprise du titre « Sawa romance » de Locko que son écho commencera à retentir. De là n’a pas tardé en 2016 la sortie du single « Kam we stay » produit par Phillbeat. Titre qui lui vaudra d’être nominée aux « Balafon music award » en tant que meilleure voix féminine. Ses apparitions aussi sur de nombreuses scènes, des plateaux télé et clips la valoriseront tout au cours de l’année 2016. Son explosion sera en 2017 avec le titre « Mimbayeur » en collabo avec Mink’s qui est sûrement l’un des gros tubes de l’année.

La réputation construite autour d’elle

Il est indéniable que Blanche Bailly est l’une des belles voix actuelles de la chanson féminine (bien que sur scène, elle a le même problème que tous les autres chanteuses, playback). Fine dans son style, La qualité de ses beats propre à sa température elle a un chant doux qui ne laisse pas sans effet. Sa direction musicale témoigne aussi d’une identité spécifique. Mélangeant rn’b et afropop, entre soft et sensualité, Blanche Bailly est cette chanteuse Afropop qui fait charmer. Chantant en pidgin & camfranglais, sa fan base Camerounaise se retrouve facilement dans ses discours. Orientée thématiquement sur les histoires de couple et d’amour. Conforme à l’époque, on peut dire qu’elle a une marque propre à elle pour le faire.

Son atout majeur, l’image, le sex appeal

En tant qu’artiste, Blanche Bailly n’a pas hésité à utiliser ses atouts naturels, notamment corporels pour se faire une image. Brune, potélée, face de poupée, maquillage… Tout cela fait jaser au quotidien. Son gros fessier donne à parler au quotidien, ce qui lui a valu des buzz à plusieurs reprises. Elle n’hésite pas à les mettre en valeurs. Dans une interview sur le site culturebene, elle disait «Très jeune on se moquait de mes grosses fesses, aujourd’hui je les assume ».  Son single « Mimbayeur » a d’ailleurs été poussée par l’intérêt généré par des scènes de baiser avec Mink’s, ou alors de tapotement de fesses. Aimée par certains, critiquée par d’autres, on peut dire qu’elle y a vu un fond de commerce.

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Une chose appréciable par contre c’est que Blanche Bailly a donné un standard de qualité à son image. Des photos professionnelles, par lesquelles elle met en valeur sa peau et ses formes. Un construction communicationnelle assez intéressante jusqu’ici. De ses pochettes à sa page facebook, Blanche bailly incarne le personnage qu’elle représente. Comme c’est le cas avec son single récent « Dinguo » dont elle a livré la vidéo démo dance. Le titre qui est un Afro dance hall faisant l’apologie d’un homme dont elle est dingue. Beat riche en sonorité, chant soft. « Na catepillar go move me for ya ». Un single sur lequel on peut parier.

Bien que je la trouve personnellement hyper artificielle. Tout dans la plastique, le moins qu’on puisse dire c’est que ça marche pour elle. La base c’est bien chanter et la suite c’est « vendre la chanson », il faut bien un moyen pour cela. Blanche Bailly a connu une grande progression jusqu’ici, il va forcément en falloir plus pour son développement. Observons…

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