N’allez pas dire qu’Atome cherche le buzz. Je fais mes articles à partir de ce que j’observe et perçoit selon ma sensibilité. Le cas qui attire mon attention cette fois est le récent clip « Dinguo » de Blanche Bailly. La perception du contenu de cette vidéo prête énormément à confusion au niveau de l’interprétation. Ayant un background en communication, je n’ai pas pu m’empêcher d’analyser les messages latents dans ce clip.

D’entrée de jeu, je dois dire que visuellement c’est propre. ADA Akendji a fait un bon travail sur ce point. On voit bien que Blanche Bailly tient à suivre cette direction visuelle style Nicki Minaj. Sex appeal représenté dans tous ses visuels. Je suis de ceux qui s’impatientaient de voir ce clip. Je félicitais d’ailleurs la progression de Blanche Bailly dans un récent article.👇🏾👇🏾

Blanche Bailly : Une bonne progression jusqu’à présent

Avant de produire cet article, j’ai bien pris la peine de contacter l’équipe pour savoir quel est leur objectif. Dans le clip, on remarque l’omniprésence du mannequin avec lequel Blanche Bailly joue des scènes amouracheuses. Grosse confusion perçue dès le départ, car dans le classique, on s’attend à ce que ce soit un homme dans ce rôle si précieux. On a plutôt  l’impression de se retrouver dans un clip à effet subliminal, style E.T de Katy Perry.

En effet ce clip me fait beaucoup penser à cette publicité de la boisson Magnan qui a choqué plus d’un. L’objectif de montrer l’union avec des symboles d’homosexualité était t’elle intentionnelle? Difficile de savoir. Toute l’interprétation prêtée était bien cela. 

S’amouracher avec un mannequin. N’est-ce pas de la déshumanisation?

Il faut déjà noter que le clip est très sexuel et bien loin de ce qu’on écoute comme parole de la chanson « Na catépillar go move me for here », « Tu me rends dinguo… il n’y que toi qui compte…Na which kind juju you use ». Rien de sexuel à la base hein. Juste des paroles affectives. Dans l’imaginaire (C’est discutable hein), on se serait attendu à une histoire d’amour, plus romantique qu’autre chose. Sans bien-sur réduire la créativité et l’imagination. On a plutôt une direction qui se ramène à l’extrait « Control me like your toys » cad « Contrôle moi comme ton objet », c’est ce que Blanche Bailly dit vers la fin du morceau.

Blanche Bailly avec un pistolet en forme de sexe

On a plutôt une femme dont l’image s’appuie sur l’artifice et la plastique qui fait un strip-tease tout le long du clip autour d’un mannequin. Et le clip est tellement sex appeal à tel point qu’on croira un teaser de films pour adultes. Sans oublier les objets à allusion érotique qui se retrouvent dans le clip à l’instar du pistolet pénis qu’elle utilise. On a là un scénario qui semble plus présenter l’apologie du Sex Toys au détriment de l’homme. Une tendance qui prend d’ailleurs de l’ampleur dans monde, avec les femmes qui se donnent du plaisir par les objets et des sex machines. Meme si ce n’est pas intentionnel, c’est ce que ce clip évoque.

Contradiction

Cette idée a donc échoué? Ou s’est t’elle trompée sur le véhicule du message? N’est pas aussi parce qu’on veut faire parler ? Comme cela s’est fait dernièrement avec les scènes de « Mop » avec Mink’s dans le clip de « Mimbayeur » qui avait fait le gros buzz. C’est peut-être cette logique qui se répète. Néanmoins, je pense que l’on devrait faire attention de trop tomber dans le suivisme de l’idéologie américaine. Car, nombreux diront , dans les clips américains il y a pire. Mais il convient de rappeler que parfois ces clips sont porteurs d’idéologie de messages qui défendent certaines valeurs qu’ils communiquent. En s’alignant dans cet élan, on peut bien être confondu comme c’est peut-être la cas avec ce clip de Dinguo proposé par Blanche Bailly. Attention!

 

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