Alex, le white du Kamer et Sadrak, un message pour les petites soeurs

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Le Cameroun est un pays de bonnes choses. De nombreux étrangers ont l’habitude de succomber à son charme, on devient aussi Camerounais. Allez demander aux artistes tels que Singuila, Meiway, Dj Arafat, Bebi phillip pour ne citer que ceux-là. Le missionnaire anglais Alfred en aurait meme été séduit à tel point qu’il a traduit la Bible en langue Douala. Canular. MDR!!!

Certains de vous on surement connu Liu du Kamer, cet artiste chinois qui chantait du Makossa en langue sawa. Peut-être connaissez-vous aussi l’Italienne du Cameroun ou encore la reine Blanche Banganté Teusheun Njiké Bergeret. Voilà quelques exemples qui montrent l’attrait généré par la culture Camerounaise qui séduit.

A coté de ceux-là il y’en a plusieurs parmi lequels Alex du kamer.

Alex s’est fait découvrir en 2014 avec son single « Le pays est sucré », un morceau de Rap terre terre. Remarquable par son expression en Camfranglais et sa connaissance des moeurs Camerounaises, il n’a pas laissé les Kamers indifférents. Ce titre sera suivi en 2016 de « Nyangalement », un afropop moderne au rythme Makossa.

Alex est un white d’origine française qui est tombé amoureux du Cameroun depuis quelques années lorsqu’il venait au pays de temps en temps. Clavieriste et fan de rap, sa relation avec la musique date de longtemps. Fasciné par la culture locale qu’il a vite intégré, il se considère aujourd’hui comme un Camerounais à part entière. Tant dans les habitudes, le langage que dans la musique qu’il propose. Alex du kamer parle des tares et moeurs de l’environnement de notre pays.

« Petite soeur », son nouveau single avec Sadrak

Persévérant et engagé, Alex a récemment présenté son nouveau single « Petit soeur » dans lequel il est en collaboration avec Sadrak, l’un des plus anciens rappeurs du Mboa. Resté dans son élan de chroniqueur de la réalité Camerounaise, le titre expose la dérive à laquelle se prêtent les jeunes filles de nos jours à la quête du matérialisme. Ambitions de voyage à mbeng et émancipation. 

Fait en mode kwata style, le rap est épicé de la poésie urbaine Camerounaise de l’école du micro en Bambou. On sent d’ailleurs une forte influence de l’univers musical de SADRAK, notamment au niveau de la musique. Xylophones électroniques, guitare au groove essèwè tonalité, vent et choeurs. Oui ça respire le Cameroun. Pour Alex et Sadrak, cette collaboration s’est faite au feeling et sans calcul. Le choix du thème pour eux part déjà du fait que la réalité persiste. Un sujet qu’ils actualisent et contextualisent avec l’époque que nous vivons. Dans le passé de nombreux rappeurs l’avaient déjà abordé à l’instar de Boudor avec son titre « Petite soeur » sorti il y’a 10 ans. Alex fait surtout un rapprochement avec « Petit frère » du groupe de rap français IAM sorti il y’a 20 ans. Comme quoi Youssoupha avait raison « Tout ceci n’est qu’un éternel recommencement ».

Avec un discours simple et des lyrics subtilement mélangés de Camfranglais et de métaphores. Le morceau dénonce dans un ton d’humour et apporte aussi du conseil, comme un grand frère qui parle à sa petite soeur.

Sadrack :« Petite soeur aime manger le bon soyaaaa… Je ne peux pas là juger la vie c’est quoi?… Elle est de bonne humeur dans le hummer d’un papi bonheur « 

Alex : « Elle sort emballée comme les miondo…Elle bûche Mathematik que petit pays, oui je parle de musique pas de géographie »

Conseil : « No make erreur petite soeur, no go playam, wait ton heure »

Comme vous le constatez Alex est bien autant camerounais que nous. Un exemple de d’intégration et de dépassement des différences. Il est un honneur pour nous et lui-même le dit « Je pense qu’il y’a tout pour être heureux ici ».

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