Salut V’eyes!

Tu es connu aujourd’hui comme web animateur et provider de musiques Camerounaises. Cela par ta page média facebook BiMstr et ton programme « The views « .

  1. Avant que l’on n’entre dans le vif du sujet. Peux-tu nous faire une présentation brève de qui tu es ?

Je suis un jeune camerounais actuellement basé en France, passionné de nouvelles technologies et de musique urbaine camerounaise. Je suis le fondateur de BiMstr.

  1. Rappelle-nous la définition de Bimstr et le choix de cette nomination ?

A la base j’ai créé un groupe Whatsapp en 2013 pour échanger et partager sur la musique urbaine avec des amis. Pour les membres de mon groupe, qui avaient pour la plupart une connexion internet très limitée, le principal avantage c’était qu’ils pouvaient directement récupérer des fichiers audio et vidéo des sons du moment sans passer par une page internet. En plus d’être à la pointe des nouveautés, j’envoyais énormément de sons à la demande des membres du groupe. Ils étaient ainsi assurés de recevoir environ 300 à 700 sons dans le mois. Par ailleurs, une charte de bonne conduite exigeait que les membres partagent exclusivement des informations liées à la musique. Finalement, après 2 ans, ce groupe a beaucoup évolué pour devenir un espace de rencontre entre des amateurs de musique, des artistes, beatmakers etc…

J’ai voulu donner un nom qui caractérise cet espace de rencontre, alors avec l’équipe BiMstrnous avons pensé à la rue parce que la musique vient de là. D’où le nom BiMstr qui veut dire Be in Music street, la rue de la musique.Bimstr logo noir

  1. Bimstr existe depuis quelques années déjà. Au départ tout est parti d’un groupe Whatsapp. D’où t’es venue l’idée de monter cette initiative qui aujourd’hui est un cross média digital ?

BiMstr est l’un des premiers groupes Whatsapp si non le premier dans le domaine musical. Plusieurs raisons ont motivé la naissance du cross média BiMstr. Des membres de la communauté m’ont plusieurs fois suggéré de créer une page Facebook. Mais au départ je n’y trouvais pas un grand intérêt.Je préférais me limiter à partager des sons et vidéos sur Whatsapp avec des amis. Puis, je crée la page Facebook en 2014 sans vraiment m’y investir. Le déclic arrive quand je prends conscience que ce que je fais est très apprécié, mais le groupe Whatsapp était limité à 100 personnes maximum à l’époque. Finalement c’est en 2016 que je décide de développer la page Facebook dont l’audience est passée de 600 fans en janvier à plus de 14000 aujourd’hui.

En parallèle, l’équipe travaille sur le développement d’une plateforme digitale multi-devices (mobiles, tablettes, PC..) depuis plus d’un an.
  1. Le web program « The Views » fait des dizaines de milliers de vues sur Facebook,  Quel est ton sentiment face à une telle envergure ?

Faire rire et partager,ce sont des attitudes qui me caractérisent depuis tout petit. J’ai voulu utiliser ces qualités dans le projet BiMstr et c’est ainsi qu’est né le programme THE VIEWS. Depuis le lancement de ce programme, je reçois uniquement des retours positifs. Des artistes, des fans, des chaines de télé, des promoteurs me contactent. En six (6) épisodes réalisés, le web programme THE VIEWS totalise plus de deux cent trente mille (230.000) vues. J’en suis fier, j’ai le sentiment de donner plus de visibilité à la musique urbaine camerounaise et j’espère que l’audience du programme ne fera qu’augmenter avec le temps.

  1. Bimstr met en avant des talents de musique locaux notamment en format de clips vidéo. Quels sont les critères sur lesquels vous vous appuyez pour mettre tel ou tel artiste en avant ? 

BiMstr a une équipe critique chargée d’écouter tout ce qui se fait dans la musique urbaine au Cameroun. C’est donc elle qui décide de ce qui sera diffusé sur la page ou pas en s’appuyant sur plusieurs critères. Sans tout dévoiler sur ce travail d’analyse, ce qui compte ce n’est pas forcément la notoriété de l’artiste mais plutôt la qualité du clip et du contenu proposé.Bimstr logoThe Views noir

  1. Tu résides hors du Cameroun, par quels moyens procèdes-tu pour être à l’affût de toutes les sorties musicales locales ?

Ce n’est pas évident d’être toujours au top de l’actualité musicale. Pour y arriver, je suis de près les personnes influentes du milieu urbain camerounais, les artistes, beatmakers… et je fais de la veille intensive sur les réseaux sociaux.

Avec la portée de BiMstr aujourd’hui les artistes m’envoient de plus en plus leurs sons.

  1. En dehors de V’eyes, qui sont les autres membres de l’équipe Bimstr et comment sont réparties les fonctions ?

La particularité de BiMstr c’est que les différents membres travaillent à distance depuis plusieurs pays. Ce sont des personnes qui ne se connaissent pas mais sont réunies sur le projet par passion pour la musique ou pour notre cher beau pays le Cameroun.

Pour le moment je préfère garder l’anonymat sur les membres de l’équipe et leurs fonctions.

  1. Quelles sont tes relations jusqu’ici avec les acteurs du milieu (Artistes, promoteurs …) ?

Grâce à la portée de la page BiMstr aujourd’hui, les portes s’ouvrent et les relations se créent. Les promoteurs me sollicitent pour communiquer sur leurs projets. Et les artistes, managers, beatmakers me sollicitent pour partager leurs exclusivités sur la page.

J’ai désormais accès à presque tous les acteurs du milieu musical camerounais.Bimstr #237RAISONS Noir

  1. Quelles sont tes impressions par rapport à l’activité de la Mboaurban music en 2016 ?

La musique camerounaise a évolué sur plusieurs aspects :

Le mix et mastering sont bien meilleurs. Avant, j’avais du mal à faire écouter ce que nous faisons à des étrangers et maintenant ce sont eux qui scrutent ce qui se fait chez nous. En Afrique du Sud, quand je disais que je viens du Cameroun on me disait que je viens du pays de Samuel Eto’o. Aujourd’hui les jeunes associent aussi le Cameroun à Franko, Maahlox, Stanley pour ne citer que ceux-là.

Nos vidéogrammes respectent désormais les standards internationaux ; je suis flatté de voir que nos artistes arrivent en tête de classement sur des chaines de référence comme Trace Africa. Je fais un « big up » spécial au réalisateur Nkeng Stephens, à qui je souhaite exprimer mes encouragements et mon respect pour son travail.

La machine est en marche, la musique urbaine camerounaise commence à se démarquer. L’équipe BiMstr continuera à travailler pour rehausser d’avantage la visibilité de nos artistes.

  1. Quelles sont les perspectives de Bimstr pour l’année 2017 ?

L’équipe BiMstr met tout en œuvre pour être toujours plus proche des amateurs de musique urbaine et des acteurs du milieu. Nous devons convaincre encore plus de personnes par notre travail et surtout faire partie des médias privilégiés.

Merci V’eyes de nous avoir accordé cet échange et vivement bonne année 2017.

Récapitulatif des épisodes de notre l’émission phare THE VIEWS

 

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