Le Mbalax est le rythme musical le plus populaire du Sénégal. Principalement jouée à partir d’instruments à percussions, on y retrouve souvent un ajout de sons afro-sahéliens aiguës fait par des instruments tels que la Kora, le balafon. Parti du traditionnel, cette musique originale populaire locale s’est urbanisé au fil du temps.

Avec l’arrivée de l’Afropop électronique moderne gouverné par l’hégémonie du Naija moove, on a vu une reforme musicale s’imposer à tous les pays d’Afrique. Certains s’arrimant sans réelle originalité à ce modèle Nigérian. Au ghana, l’Azonto et la banku music ont prit les reines, au Nigéria le high life et le naija pop, au Cameroun l’Afropop Makossa et benskin, au Togo le gwetta, au Congo la rumba -pop et le ndombolo, en cote d’ivoire le coupé décalé les Afropop trap sont des façons par lesquelles la musique Africaine populaire se remodèle. Le constat reste que la  plupart ces musiques se  ressemblent à quelques indices près. On a très souvent l’impression d’écouter le même son et très peu se démarquent réellement. Les courants cités ci haut sont les plus influents d’Afrique de l’ouest jusqu’à  l’Est en passant par l’Afrique centrale.

Le Sénégal n’a pas été très en vu sur l’échelle continentale depuis ces 07 dernières années. Mais depuis 2016, on peut dire que les choses changent. L’exigence d’une musique plus modernisée et plus ouverte se présentait. C’est ainsi que depuis 2010, on a vu se développer une forme hybride, associant le Mbalax à la pop moderne ou alors au Rn’b.  Viviane Chidid était la vitrine de cette transformation au niveau continental avec ses titres « Waaw »,  « Fima tollu ».

Plutard, on verra des artistes tels que TITI GUEN , Pape Diouf , Aida Samb et bien d’autres se lancer cette révolution. L’Afropop  typiquement Sénégalais de cette génération prenait ainsi forme.

Les choses se prononcent encore plus avec la percée de nouveaux visages tels que Sidiki Diabaté ou Wally seck. Le mbalax se voit coloré au design moderne, mais gardant ses sonorités de bases. Dans ces fusions, on peut très souvent apprécier le traditionnel son joué par la kora et surtout ces percussions diverses aux ambiances fortes.

Les artistes quant à eux s’identifient particulièrement au timbre vocal, la langue Wolof en prédominance. On arrive aujourd’hui à une musique qui non seulement s’inscrit dans le sillage actuel, mais qui est essentiellement riche, originale et surtout différente de celle qu’on a communément dans cette génération. Cela permet de faire adopter le Mbalax et la culture sénégalaise jusqu’ici restée très fermée. L’autre force de ces musiques est qu’elles sont parfois jouées en live, par des connaisseurs et initiés de ces instruments à percussions. Cela impose une pertinence musicale, une valeur ajoutée qu’on ne retrouve pas toujours ailleurs. Toutefois, on ne peut pas épargner le risque de la disparition du mbalax à la recherche d’une touche Afropop. Aux artistes de garder leur originalité.

Quelques titres inspirés du Mbalax sortis depuis 2016 

Sidiki Diabaté « Je suis désolé »

Aida Samb feat Wizkid « Yaw Rekk »

Wally seck « Donne moi une chance »

Safary « Mon chocolat »

Viviane chidid feat banliezart « LON KELEN »

Pape Diouf « Deug leu »

Momo Dieng « Lang Gui » 

 

 

 

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